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Mercredi 31 octobre 2007
Débat parlementaire sur le Grenelle de l’environnement : Les ministres ont rassurés les députés... UMP !

Communiqué de presse des Verts du 3 octobre 2007

Les parlementaires ont fort justement insisté aujourd’hui sur le talon d’Achille du grenelle de l’environnement : les ressources financières manquantes pour mettre en oeuvre une politique environnementalre qui soit à la hauteur.

Jean-Louis Borloo dit "qu’il n’y aura pas de mauvaises surprises fiscales". Mais cela dépend pour qui ! Car si aucune charge fiscale supplémentaire ne pèsera sur les activités les plus polluantes (pesticides et nitrates) ou productrices de gaz à effets de serre (taxe carbone), alors à coup sûr, ce ne sera pas une mauvaise surprise... pour les pollueurs !

Il serait plus que décevant que les mesures retenues ne soient que celles qui seront incitatives ou qui ne coûteraient rien ni budgétairement, ni politiquement... comme par exemple, la réduction de la vitesse.

Mais la réelle inquiétude qu’on peut voir poindre aujourd’hui à l’issue de ce débat parlementaire, ce sera les conséquences de la moulinette parlementaire UMP sur les mesures législatives que le Parlement pourrait être amené à éxaminer à l’issue du Grenelle. Les députés UMP seront dès lors les gardiens du temple d’un certain nombre de lobby et certaines interventions de mise en garde en provenance des rangs UMP, faites aujourd’hui, ont d’ores et déjà de quoi nous inquiéter.

Yann Wehrling, porte parole national des Verts.

Grenelle : l’enthousiasme doit être prudent

Communiqué de presse des Verts du 25 octobre 2007

 

La moulinette parlementaire va se mettre en branle, avec une majorité UMP qui a déjà émis des réserves et dont la proximité avec les lobbies des pollueurs est une réalité objective.

La moulinette administrative, celle des grands corps dont on connaît la capacité à être des freins puissants aux progrès environnementaux, va entrer en action dès demain.

Quelles ressources financières va-t-on mobiliser, alors même que l’Etat se retrouve pieds et poings liés à cause des 15 milliards d’euros offerts chaque années aux plus privilégiés de notre pays ?

Déjà, on peut voir pendre certains fils qui pourraient permettre de détricoter des mesures importantes.En matière de nucléaire, la transparence annoncée pourrait être facilement contournée par une interprétation étroite des principes restrictifs de sécurité d’Etat ou de secret industriel ? En matière de pesticides, à quel horizon et comment va-t-on diviser par deux leur utilisation, alors même que leur puissance et leur toxicité s’accroît chaque année ? En matière de logement, 10 milliards d’euros par ans seront nécessaires. Où sera pris cet argent ?

On peut se réjouir que le Grenelle soit l’occasion de rattraper de façon tonitruante les obligations légales européennes que le France s’emploie à ne pas respecter depuis des années.

Souhaitons seulement que toutes ces mesures cruellement nécessaires ne soient pas victimes du syndrome de la loi sur le droit au logement - une belle annonce, puis une mesure concrète vidée de sa substance.

Yann Wehrling, Porte-parole des Verts.

Grenelle de l’environnement doit être suivi par des actes

Réaction presse du Parti Vert Européen, le 26 octobre 2007

[Traduction] Les porte parole du PVE réagissent conjointement aux conclusions du Grenelle de l’environnement, réunissant des environnementalistes, des représentants du monde économique et des syndicats, réunion organisée par Nicolas Sarkozy dans le but de parvenir à un accord sur les moyens de combattre le changement climatique.

Ulrike Lunacek, Co-porte parole du PVE a déclaré : « D’une part, le PVE reconnaît comme positif le fait qu’un pays européen majeur, qui jusque là était sensiblement en retard par rapport à d’autres dans la prise de mesures aptes à lutter contre le changement climatique et d’autres formes d’atteintes à l’environnement, semble désormais prendre ces questions au serieux en organisant une conférence à ce sujet. Nous réservons un accueil prudent à certaines mesures annoncées par le président Sarkozy à l’issue du « Grenelle » : prudent parce que ces mesures n’ont pas encore été transformées en décisions politiques concrètes. En matière d’environnement les faits comptent bien davantage que les mots, et les déclarations d’intentions optimistes doivent être suivies par des actes législatifs réels. En particulier, nous espérons que le gouvernement du président Sarozy parviendra à imposer une « taxe carbone » sur les combustibles fossiles et autres polluants, qu’il tienne sa promesse de geler la construction d’aéroports, et celle d’un plan national pour favoriser le transfért du fret routier vers le rail. Le président Sarkozy a aussi semblé annoncer le gel de la construction de nouvelles autoroutes, mais malheureusement le gouvernement a énuméré un tel nombre d’exceptions qui laisse penser que la plupart des projets autoroutiers en projet ne seront pas stoppés. L’intention de reduire de 50% l’utilisation de pesticides doit être accompagnée d’un calendrier indiquant les étapes de sa réalisation pratique ».

Philippe Lamberts Co-porte parole du PVE a poursuivi : « Un aspect extrêmenent décevant des conclusions du « Grenelle » est que plusieurs décisions ont purement et simplement été transférées dans le domaine de l’UE, ce qui dégage la responsabilité du gouvernement français. Mais la principale difficulté posée par les recommandations du forum réside dans la décision de conserver le nucléaire au cœur de la politique énergétique française. Il s’agit là d’une décision irresponsable, car l’énergie nucléaire est extrêmement dangereuse et ne devrait en aucun cas être considérée comme étant un moyen viable de lutter contre le changement climatique. Nous partageons l’avis des Verts, selon lesquels toutes les mesures annoncées après le « Grenelle » sont menacées par les conclusions de la Commission pour la libération de la croissance, qui sont exactement à l’opposé de celles du « Grenelle » : conclusions visant à favoriser une croissance et une consommation illimitées et insensibles à leur impact négatif sur la société et l’environnement. Faute de reconnaître la contradiction entre la promotion de la croissance illimitée et la lutte contre le changement climatique, le gouvernement ne pourra pas prendre les décisions difficiles qui s’imposent face à l’urgence de la situation. Alors le "Grenelle" aura été une opportunité gâchée »

L’ensemble des mesures proposées par Nicolas Sarkozy sont séduisantes... à condition qu’elles soient mises en œuvre. En matière d’écologie, au-delà des mots, seuls comptent les actes. Jacques Chirac nous a déjà bercé voilà 5 ans avec une sérénade écolo, avec l’absence de résultats que l’on sait.

Le Grenelle de l’environnement n’est pas fini. Il commence à peine.

Communiqué LCR

Sur le Grenelle de l’environnement

Nicolas Sarkozy, seul grand candidat à la présidentielle clairement pro-OGM et pro-nucléaire, cherche à redorer son blason auprès des écologistes et de répondre aux inquiétudes et préoccupations grandissantes en matière de défense de l’environnement. Mais derrière les annonces tonitruantes et la série de mesures avancées, il faut évaluer la volonté écologiste du gouvernement au regard de sa politique actuelle.

La rupture annoncée en matière de transports n’en est pas une. Quand JL. Borloo dit ne pas vouloir augmenter de façon significative les capacités routières et aéroportuaires, on ne doit pas y voir une alternative au tout routier. Certes, quelques projets autoroutiers seront peut-être évités, mais les projets en cours se poursuivent et les routes à 4 ou 6 voies ne sont pas concernées pas un arrêt éventuel des constructions routières. De plus, alors qu’on vante la nécessité du fret ferroviaire, le gouvernement ferme 260 gares de fret et rien n’est envisagé pour freiner la croissance des flux de marchandises. De plus le gouvernement refuse de taxer la consommation énergétique des entreprises aériennes ou des transporteurs routiers alors que cette mesure existe dans d’autres pays européens.

Si des signes encourageants sont envoyés à propos des normes d’isolation des logements, un flou total règne quant à leur financement. Le plan de rénovation des bâtiments anciens et de promotion des énergies renouvelables a été chiffré par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) à 600 milliards d’euros, à répartir sur les 40 prochaines années : soit un tout petit peu moins, tous les ans, que les 16 milliards de cadeaux accordés par Sarkozy aux plus riches. A aucun moment le gouvernement ne s’est prononcé en faveur de tels investissements.

Pour réduire drastiquement la consommation d’énergie et systématiser les énergies renouvelables, il ne suffira pas de supprimer les lampes à incandescence, c’est à un véritable plan de développement des énergies propres qu’il faut s’atteler. Un tel plan ne peut être lancé que dans le cadre d’un service public de l’énergie, débarrassé du nucléaire. Or l’action principale de Nicolas Sarkozy en matière d’énergie est de développer et de vendre l’énergie nucléaire, notamment avec le nouveau réacteur EPR, pour le plus grand bonheur de la multinationale AREVA.

L’agriculture fait partie des secteurs où les pollutions sont très importantes, qu’il s’agisse des émissions de gaz à effet de serre, de pesticides, des OGM ou des pollutions des eaux. Or sur chacun de ces domaines, le gouvernement n’annonce aucune mesure d’ampleur. La culture des OGM est gelée... pendant l’hiver... mais la future loi risque de légitimer la coexistence entre les filières OGM et non OGM. Et ce n’est pas les quelques pourcents d’augmentation des cultures biologiques qui permettront d’inverser la tendance. La FNSEA a obtenu qu’une éventuelle réduction massive de pesticides soit conditionnée par l’existence de solutions alternatives, sous prétexte de ne pas diminuer la compétitivité agricole de la France ; bref, si tout le monde dit être d’accord pour diminuer les pesticides, on ne sait pas quand ni dans quelle proportion. La préservation des intérêts économiques prime une nouvelle fois sur l’urgence environnementale.

Ne prenons pas la série de mesures gouvernementales, à la portée incertaine, pour une rupture écologique qui favoriserait un autre mode de développement que celui imposé par le capitalisme. L’écologie ne peut être un marchandage sur le mode « je t’échange un peu de nucléaire contre un peu d’énergies renouvelables ou un peu de bio contre un peu d’OGM ». Il est impossible de satisfaire le MEDEF et la FNSEA et de mener une politique globale et cohérente pour répondre à la crise écologique et combattre les inégalités sociales.

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Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.
Paul Eluard

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