Texte Libre

Nous rappelons a tous que la première page de notre journal LA DERIVE a été parue le 9 octobre 2007 si vous souhaiter la comander : 
esncc@hotmail.fr
Le grand journal seras paru dans le mois de décembre !
DE MÊME BEAUCOUP DE MONDE PENSE COMME NOUS ALORS POURQUOI NE PAS SE RASSEMBLER AVEC NOUS ??
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Mercredi 31 octobre 2007
Débat parlementaire sur le Grenelle de l’environnement : Les ministres ont rassurés les députés... UMP !

Communiqué de presse des Verts du 3 octobre 2007

Les parlementaires ont fort justement insisté aujourd’hui sur le talon d’Achille du grenelle de l’environnement : les ressources financières manquantes pour mettre en oeuvre une politique environnementalre qui soit à la hauteur.

Jean-Louis Borloo dit "qu’il n’y aura pas de mauvaises surprises fiscales". Mais cela dépend pour qui ! Car si aucune charge fiscale supplémentaire ne pèsera sur les activités les plus polluantes (pesticides et nitrates) ou productrices de gaz à effets de serre (taxe carbone), alors à coup sûr, ce ne sera pas une mauvaise surprise... pour les pollueurs !

Il serait plus que décevant que les mesures retenues ne soient que celles qui seront incitatives ou qui ne coûteraient rien ni budgétairement, ni politiquement... comme par exemple, la réduction de la vitesse.

Mais la réelle inquiétude qu’on peut voir poindre aujourd’hui à l’issue de ce débat parlementaire, ce sera les conséquences de la moulinette parlementaire UMP sur les mesures législatives que le Parlement pourrait être amené à éxaminer à l’issue du Grenelle. Les députés UMP seront dès lors les gardiens du temple d’un certain nombre de lobby et certaines interventions de mise en garde en provenance des rangs UMP, faites aujourd’hui, ont d’ores et déjà de quoi nous inquiéter.

Yann Wehrling, porte parole national des Verts.

Grenelle : l’enthousiasme doit être prudent

Communiqué de presse des Verts du 25 octobre 2007

 

La moulinette parlementaire va se mettre en branle, avec une majorité UMP qui a déjà émis des réserves et dont la proximité avec les lobbies des pollueurs est une réalité objective.

La moulinette administrative, celle des grands corps dont on connaît la capacité à être des freins puissants aux progrès environnementaux, va entrer en action dès demain.

Quelles ressources financières va-t-on mobiliser, alors même que l’Etat se retrouve pieds et poings liés à cause des 15 milliards d’euros offerts chaque années aux plus privilégiés de notre pays ?

Déjà, on peut voir pendre certains fils qui pourraient permettre de détricoter des mesures importantes.En matière de nucléaire, la transparence annoncée pourrait être facilement contournée par une interprétation étroite des principes restrictifs de sécurité d’Etat ou de secret industriel ? En matière de pesticides, à quel horizon et comment va-t-on diviser par deux leur utilisation, alors même que leur puissance et leur toxicité s’accroît chaque année ? En matière de logement, 10 milliards d’euros par ans seront nécessaires. Où sera pris cet argent ?

On peut se réjouir que le Grenelle soit l’occasion de rattraper de façon tonitruante les obligations légales européennes que le France s’emploie à ne pas respecter depuis des années.

Souhaitons seulement que toutes ces mesures cruellement nécessaires ne soient pas victimes du syndrome de la loi sur le droit au logement - une belle annonce, puis une mesure concrète vidée de sa substance.

Yann Wehrling, Porte-parole des Verts.

Grenelle de l’environnement doit être suivi par des actes

Réaction presse du Parti Vert Européen, le 26 octobre 2007

[Traduction] Les porte parole du PVE réagissent conjointement aux conclusions du Grenelle de l’environnement, réunissant des environnementalistes, des représentants du monde économique et des syndicats, réunion organisée par Nicolas Sarkozy dans le but de parvenir à un accord sur les moyens de combattre le changement climatique.

Ulrike Lunacek, Co-porte parole du PVE a déclaré : « D’une part, le PVE reconnaît comme positif le fait qu’un pays européen majeur, qui jusque là était sensiblement en retard par rapport à d’autres dans la prise de mesures aptes à lutter contre le changement climatique et d’autres formes d’atteintes à l’environnement, semble désormais prendre ces questions au serieux en organisant une conférence à ce sujet. Nous réservons un accueil prudent à certaines mesures annoncées par le président Sarkozy à l’issue du « Grenelle » : prudent parce que ces mesures n’ont pas encore été transformées en décisions politiques concrètes. En matière d’environnement les faits comptent bien davantage que les mots, et les déclarations d’intentions optimistes doivent être suivies par des actes législatifs réels. En particulier, nous espérons que le gouvernement du président Sarozy parviendra à imposer une « taxe carbone » sur les combustibles fossiles et autres polluants, qu’il tienne sa promesse de geler la construction d’aéroports, et celle d’un plan national pour favoriser le transfért du fret routier vers le rail. Le président Sarkozy a aussi semblé annoncer le gel de la construction de nouvelles autoroutes, mais malheureusement le gouvernement a énuméré un tel nombre d’exceptions qui laisse penser que la plupart des projets autoroutiers en projet ne seront pas stoppés. L’intention de reduire de 50% l’utilisation de pesticides doit être accompagnée d’un calendrier indiquant les étapes de sa réalisation pratique ».

Philippe Lamberts Co-porte parole du PVE a poursuivi : « Un aspect extrêmenent décevant des conclusions du « Grenelle » est que plusieurs décisions ont purement et simplement été transférées dans le domaine de l’UE, ce qui dégage la responsabilité du gouvernement français. Mais la principale difficulté posée par les recommandations du forum réside dans la décision de conserver le nucléaire au cœur de la politique énergétique française. Il s’agit là d’une décision irresponsable, car l’énergie nucléaire est extrêmement dangereuse et ne devrait en aucun cas être considérée comme étant un moyen viable de lutter contre le changement climatique. Nous partageons l’avis des Verts, selon lesquels toutes les mesures annoncées après le « Grenelle » sont menacées par les conclusions de la Commission pour la libération de la croissance, qui sont exactement à l’opposé de celles du « Grenelle » : conclusions visant à favoriser une croissance et une consommation illimitées et insensibles à leur impact négatif sur la société et l’environnement. Faute de reconnaître la contradiction entre la promotion de la croissance illimitée et la lutte contre le changement climatique, le gouvernement ne pourra pas prendre les décisions difficiles qui s’imposent face à l’urgence de la situation. Alors le "Grenelle" aura été une opportunité gâchée »

L’ensemble des mesures proposées par Nicolas Sarkozy sont séduisantes... à condition qu’elles soient mises en œuvre. En matière d’écologie, au-delà des mots, seuls comptent les actes. Jacques Chirac nous a déjà bercé voilà 5 ans avec une sérénade écolo, avec l’absence de résultats que l’on sait.

Le Grenelle de l’environnement n’est pas fini. Il commence à peine.

Communiqué LCR

Sur le Grenelle de l’environnement

Nicolas Sarkozy, seul grand candidat à la présidentielle clairement pro-OGM et pro-nucléaire, cherche à redorer son blason auprès des écologistes et de répondre aux inquiétudes et préoccupations grandissantes en matière de défense de l’environnement. Mais derrière les annonces tonitruantes et la série de mesures avancées, il faut évaluer la volonté écologiste du gouvernement au regard de sa politique actuelle.

La rupture annoncée en matière de transports n’en est pas une. Quand JL. Borloo dit ne pas vouloir augmenter de façon significative les capacités routières et aéroportuaires, on ne doit pas y voir une alternative au tout routier. Certes, quelques projets autoroutiers seront peut-être évités, mais les projets en cours se poursuivent et les routes à 4 ou 6 voies ne sont pas concernées pas un arrêt éventuel des constructions routières. De plus, alors qu’on vante la nécessité du fret ferroviaire, le gouvernement ferme 260 gares de fret et rien n’est envisagé pour freiner la croissance des flux de marchandises. De plus le gouvernement refuse de taxer la consommation énergétique des entreprises aériennes ou des transporteurs routiers alors que cette mesure existe dans d’autres pays européens.

Si des signes encourageants sont envoyés à propos des normes d’isolation des logements, un flou total règne quant à leur financement. Le plan de rénovation des bâtiments anciens et de promotion des énergies renouvelables a été chiffré par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) à 600 milliards d’euros, à répartir sur les 40 prochaines années : soit un tout petit peu moins, tous les ans, que les 16 milliards de cadeaux accordés par Sarkozy aux plus riches. A aucun moment le gouvernement ne s’est prononcé en faveur de tels investissements.

Pour réduire drastiquement la consommation d’énergie et systématiser les énergies renouvelables, il ne suffira pas de supprimer les lampes à incandescence, c’est à un véritable plan de développement des énergies propres qu’il faut s’atteler. Un tel plan ne peut être lancé que dans le cadre d’un service public de l’énergie, débarrassé du nucléaire. Or l’action principale de Nicolas Sarkozy en matière d’énergie est de développer et de vendre l’énergie nucléaire, notamment avec le nouveau réacteur EPR, pour le plus grand bonheur de la multinationale AREVA.

L’agriculture fait partie des secteurs où les pollutions sont très importantes, qu’il s’agisse des émissions de gaz à effet de serre, de pesticides, des OGM ou des pollutions des eaux. Or sur chacun de ces domaines, le gouvernement n’annonce aucune mesure d’ampleur. La culture des OGM est gelée... pendant l’hiver... mais la future loi risque de légitimer la coexistence entre les filières OGM et non OGM. Et ce n’est pas les quelques pourcents d’augmentation des cultures biologiques qui permettront d’inverser la tendance. La FNSEA a obtenu qu’une éventuelle réduction massive de pesticides soit conditionnée par l’existence de solutions alternatives, sous prétexte de ne pas diminuer la compétitivité agricole de la France ; bref, si tout le monde dit être d’accord pour diminuer les pesticides, on ne sait pas quand ni dans quelle proportion. La préservation des intérêts économiques prime une nouvelle fois sur l’urgence environnementale.

Ne prenons pas la série de mesures gouvernementales, à la portée incertaine, pour une rupture écologique qui favoriserait un autre mode de développement que celui imposé par le capitalisme. L’écologie ne peut être un marchandage sur le mode « je t’échange un peu de nucléaire contre un peu d’énergies renouvelables ou un peu de bio contre un peu d’OGM ». Il est impossible de satisfaire le MEDEF et la FNSEA et de mener une politique globale et cohérente pour répondre à la crise écologique et combattre les inégalités sociales.

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Mercredi 31 octobre 2007
Notre Journal LA DERIVE , qui a été paru le 9 octobre en temps que première page, a rencontré un fou succés. Alors nous avons décidé de mettre tout le groupe sur le coup. Résultat : manque de gens pour faire des articles. Donc nous demandons à tous les gens intéréssés de bien vouloir se manifester à l'adresse e-mail suivante : esncc@hotmail.fr 

Merci, 
Le rédacteur en chef de LA DERIVE
A Bordeaux, le 31 octobre 2007
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Vendredi 19 octobre 2007
Communiqué CGT : 

La journée d’action du 18 octobre 2007 est incontestablement un succès.

La mobilisation est exceptionnelle dans les trois secteurs principaux concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite : EDF-GDF, la SNCF, la RATP. La grève a été très forte, à des niveaux qui n’avaient pas été atteints depuis longtemps… 80 % de grévistes à EDF-GDF, 75 % à la SNCF, plus de 70 % à la RATP. Elle est significative dans d’autres secteurs comme les administrations financières, l’ANPE, les services publics territoriaux mais aussi plusieurs entreprises du privé (métallurgie, chimie…) sur leurs propres revendications. Beaucoup de salariés y ont vu aussi le moyen d’agir pour la sauvegarde du système de retraite solidaire, l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail.

Les manifestations et rassemblements ont témoigné de cette combativité avec des participations significatives de salariés du privé : 11 000 manifestants à Bordeaux, 10 000 à Clermont Ferrand, 9 000 à Rennes, 5 000 à Tours et Limoges, 8 000 à Rouen, Toulon, Lyon, 50 000 à Marseille, 25 000 à Paris …, au total 300 000 manifestants pour 70 départements.

Les grévistes des entreprises publiques ont clairement signifié le rejet du cadrage d’ensemble de la réforme des régimes spéciaux proposé par le gouvernement. Ils ont dénoncé la campagne de culpabilisation dont ils sont victimes.

Aujourd’hui, c’est près de trois femmes sur quatre et un homme sur deux relevant de ces régimes qui n’ont pas une retraite à taux plein avec la durée actuelle de cotisations à 37,5 années. L’allongement de la durée de cotisations à 40 ans cumulée à l’application de la décote ferait perdre deux mois de retraites par an aux agents de ces régimes. « C’est travailler plus longtemps pour gagner moins » alors que la retraite moyenne pour les ouvriers et employés de ces entreprises est de 1 400 euros. Pour la Cgt, c’est inacceptable.

De même est condamnée la suppression des bonifications pour les nouveaux embauchés, c’est un élément-clé de la reconnaissance de la pénibilité et des sujétions des postes de travail à la RATP, à EDF-GDF, à la SNCF. Les salariés contestent aussi la suppression de l’indexation des retraites sur les salaires.

Le gouvernement doit prendre la mesure de la force et de la détermination qui se sont exprimées aujourd’hui. Xavier Bertrand s’annonce disposé à rencontrer les organisations syndicales. Il est clair que pour la Cgt, cette rencontre doit représenter un véritable espace de négociations, comme le souhaitent les salariés. Il faut modifier le cadre général de la réforme avant toute ouverture de négociations d’entreprises.

La Cgt appelle l’ensemble des salariés à concevoir partout les suites de la mobilisation avec le souci de conserver l’unité des professions, l’unité des organisations qui ont contribué au succès du 18 octobre.

Pour ce faire, la Cgt, avec ses fédérations concernées par la réforme des régimes spéciaux, propose, après les réunions interfédérales, une rencontre rapide de l’ensemble des organisations professionnelles, pour définir des modalités communes à la mobilisation.

Communiqué Sud-Rail : 

Grève historique à la SNCF



Les chiffres de grévistes confirment ce que nous disions depuis plusieurs jours, la grève du 18 octobre connaît une participation historique : 75% de grévistes tout collèges confondus au niveau national.

Sédentaires et roulants, exécution, maîtrise et cadres : partout le nombre de grévistes est le plus important depuis des dizaines d’années. Nous sommes à 10% au-dessus des plus fortes journées de 1995 !

Ce serait un gâchis effroyable que d’arrêter dans ces conditions. La fédération des syndicats SUD-Rail appelle à poursuivre le mouvement.

Les grévistes décident de leur grève en assemblées générales ! Les assemblées générales qui se sont tenues ce matin ont connu une forte participation. Quasiment toutes ont voté la reconduction.

L’unité syndicale se réalise sur le terrain !

Communiqué FO : 

Les grèves à la SNCF, à la RATP, à EDF et GDF s’annonçaient massives. Elles l’ont été bien au delà des prévisions les plus optimistes. Pour cette journée de défense des retraites, les taux de grévistes ont ainsi atteint ou dépassé ceux de 1995, au plus fort de la contestation contre le plan Juppé. Avec près de 74% de grévistes à la SNCF, selon la direction, entre 80 et 90%, selon les syndicats, le taux moyen de mobilisation est largement supérieur au chiffre de 1995 (environ 67%). Même constat à la RATP où le mouvement a été suivi par environ 60% des agents. D’où un trafic nul ou quasi-nul sur les deux réseaux pendant toute la journée.

A EDF et GDF, on a recensé plus d’un agent en grève sur deux (51,9% EDF et 53,3% à GDF, selon les directions). Entre 70 et 90% dans les deux entreprises, selon les syndicats. Pour les autres catégories professionnelles concernées par la réforme de leurs régimes de retraite, la grève a été tout aussi considérable, 80% de grévistes à l’Opéra de Paris et une grève «sans équivalent depuis 10 ans» à la Comédie Française, selon la direction du théâtre. Dans les autres secteurs où des syndicats avaient appelé également à mobilisation sur des revendications spécifiques (voir notre article du 18 octobre), on a enregistré des taux de grévistes allant jusqu’à 30%. Du coup plus de 300.000 personnes, selon les syndicats, moitié moins, selon la police ont pu participer aux quelque 60 défilés organisés dans toute la France, les plus fournis s’étant déroulés à Paris avec 30.000 manifestants et à Marseille avec 50.000 participants.

Un succès incontestable, dont se sont félicités les syndicats avant d’appeler le gouvernement à reconsidérer au plus vite ses positions. Présent aux côtés des manifestants parisiens pour soutenir les fédérations et les syndicats de son organisation, Jean-Claude Mailly (FO) a averti le gouvernement que «la grogne et le mécontentent sont si forts que le gouvernement ferait bien d’en tenir compte en ouvrant bien grand ses oreilles, notamment sur le passage à 40 années de cotisation qui ne passent pas auprès des salariés». Il a dit espérer que «Xavier Bertrand, ministre du Travail, aura quelque chose à proposer pour sortir de ces postions gouvernementale idéologiques». Pour son homologue de la CGT, qui a également défilé à Paris, «le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a laissé entendre qu'il allait y avoir de nouveaux rendez-vous avec les organisations syndicales». La CGT «espère que c'est un rendez-vous conçu avec de réelles marges de négociation et non un rendez-vous destiné à nous réexpliquer une réforme avec laquelle nous sommes en désaccord». Selon Annick Coupé (Solidaires), «le gouvernement veut liquider les régimes spéciaux pour préparer le rendez-vous sur les retraites de 2008 et faire passer tout le monde à 41 ans voire 42» Il faudra des suites à cette mobilisation», a-t-elle déclaré.

A la SNCF et à RATP, ces suites sont débattues depuis hier en assemblées générales et se poursuivront vendredi. Chez les cheminots, nombre d’entre elles ont été conduites à l'initiative de FO, de SUD Rail. La FGAAC (conducteurs), qui, jusqu'à hier soir appelait à la reconduction du mouvement, a décidé de s'en retirer. Cependant, la grève a été votée dans les trois quarts des AG ayant eu lieu hier, notamment à Paris, Lyon et Marseille. Même constat à la RATP où 40 dépôts de bus sur 46 ont voté la grève pour aujourd’hui. Les directions des deux entreprises ont confirmé que le trafic sera de nouveau très perturbé pour la journée sur l’ensemble de son réseau.

Face à sa première épreuve sociale, Nicolas Sarkozy est resté silencieux sur ce sujet.

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Mardi 16 octobre 2007
Communiqué LCR :

1) Le contribuable paye les avan tages spécifiques des régimes spéciaux : FAUX

Il n’y a pas un centimes d’Euros donné par l’Etat, donc le contribuable, afin de payer les départs anticipés à la SNCF. Ce sont les cheminots par leur surcotisation et des pensions plus faibles qui les financent. Comment : en cotisant en moyenne 12 points de plus par rapport au privé (40% de charge social pour 28% dans le privé) et en touchant une pension proportionnellement plus petite au regard du dernier salaire touché (67% du dernier salaire à la SNCF contre 84% dans le privé). Cotiser plus, toucher moins, mais partir plus tôt à la retraite, voilà comment les cheminots financent eux-mêmes leur départ anticipé.

Le saviez-vous :

Un cheminot en cotisant 40% tout au long de sa carrière, laquelle est en moyenne de 34 ans, cotise plus d’argent pour les retraites qu’un salarié du privé cotisant à 28% pendant 40 ans, c’est mathématique !


2) Mais alors à quoi servent les 2.6 Milliards d’Euros que l’Etat donne à la SNCF afin de financer le régime spécial.

 

Voilà l’ambiguïté de la chose, permettant aux esprits mal intentionnés d’expliquer que le contribuable finance les départs anticipés à la retraite des cheminots, pourtant la réalité est tout autre. En 1945, il y avait 450 milles cheminots, aujourd’hui ils ne sont plus que 160 milles, résultat en 2007, il y a 164 milles cotisants pour 300 milles pensionnés (190 milles pensions directes et 112 milles pensions de reversions). L’Etat et la direction de la SNCF ont volontairement diminué l’effectif du chemin de Fer depuis 50 ans. Disparition des gardes barrières, suppression de l’aide conducteur dans les cabines de conduites, mise en place de l’EAS( Equipement Agent Seul), des guichets automatiques, fermeture de gare etc...Résultat il y a 2 fois plus de pensionnés par rapport au nombre de cotisants. On appel cela un déficit démographique. Celui-ci est financé par l’Etat à hauteur de 2.6 milliards d’Euros. Si un jour le régime de retraite de la SNCF passe au régime général et donc avec un départ à 60 ans, ce n’est pas l’Etat qui donnera cette compensation mais la sécurité sociale, donc l’argent des salariés français.

Le saviez-vous :

Aujourd’hui les secteurs d’activités pourvoyeurs d’emplois financent les déficits démographiques des secteurs déficitaires, comme le textile, la sidérurgie par exemple secteur ayant plus de pensionnés que de cotisants. Ce vase communiquant existe déjà à la sécurité sociale, s’il est invisible aux yeux de tous, il est pourtant la base de la solidarité interprofessionnelle. Y rajouter le régime de la SNCF ne fera pas un centime d’économie, car ce qui hier était payé par l’Etat demain sera payé par la sécurité sociale.


3) Le régime spécial des cheminots est « indigne ».

 

« Indigne » voilà l’adjectif utilisé par Sarkozy pour qualifier les régimes spéciaux. Il ne parle pas ici des parachutes dorés de certains patrons finançant leur retraite a coût de stock option à hauteur de plusieurs millions d’euros. Il n’évoque pas non plus par cet adjectif, les pensions des députés 6 fois plus importantes que le montant de leur cotisation. Ni de la retraite de jacques Chirac de l’ordre de 30 milles Euros net par mois. Non l’adjectif « indigne » est réservé aux régimes spéciaux. Mais quelle est donc exactement l’ampleur de ces retraites dorées ?

Le saviez-vous :

Les pensions moyennes d’un retraité cheminot est de 1600 Euros Brut en 2006 pour 1713 Euros chez un salarié du privé. 19% des cheminots avaient une retraite inférieure à 1100 Euros brut par mois. 70% des pensions de reversions (veuves essentiellement) sont inférieures à 700 Euros brut par mois. Voilà la réalité des retraites « indignes » des cheminots. La seule chose indigne la dedans, ce sont les propos d’un président de la République, toujours prêt à stigmatiser une catégorie de la population.


4) Il est juste d’aligner les régimes spéciaux au régime général.

 

L’argument de l’égalité est sûrement le plus fallacieux. La justice étant évidemment, pour certain, le nivellement par le bas au lieu de l’alignement vers la haut. Aujourd’hui les écarts de salaires entre les hommes et les femmes sont en moyenne de l’ordre de 25%. Qui pourrait accepter qu’au nom de l’égalité on baisse les salaires des hommes de 25% afin de les mettre au niveau de celui des femmes : personne. Pourtant voilà ce qui est proposé sur les retraites. Il est anormal que la quatrième puissance économique mondiale ne puisse pas financer le départ à la retraite de tous avec 37.5 années de cotisation. A quoi servent alors les progrès techniques si ce n’est pour permettre au plus grand nombre d’en profiter.


5) Le vieillissement de la population nous oblige à réformer notre système de retraite, il n’y a pas suffisamment de cotisants pour payer les retraites.

 

L’argument démographique parait souvent comme le plus évident, trop de retraités, pas suffisamment de cotisants, le système ne peu plus fonctionner de la sorte, CQFD. Pourtant là encore la réalité est bien plus complexe qu’il n’y parait. En 1960, la part du PIB consacrée aux retraites était de 5%, pour 12% en 2007. En 2040 si le système ne change pas cette part attendra 18% du PIB, soit une augmentation de 0.7% d’ici 2020, on est finalement assez loin de la « faillite ». S’il y a de moins en moins d’actif, ceux-ci produisent individuellement bien plus de richesse chaque année. La question n’est donc pas le nombre d’actif, mais bien la richesse produite par chaque actif. Aujourd’hui celle-ci est suffisamment importante afin de financer les pensions de retraités quand bien même ceux-ci deviendraient aussi nombreux que les actifs.

Le saviez-vous :

En 1980, il fallait 2 conducteurs pour conduire un train, le conducteur plus son aide, en 2007 il n’y a plus qu’un seul agent. Par conséquent un Agent de conduite produit autant de richesse en 2007 que 2 agents en 1980 par exemple. Des exemples de ce type se multiplient a foisons.


6) le métier est devenu moins pénible, un départ anticipé ne se justifie plus.

 

Le départ à 55 ans a l’origine était pour "fidéliser" les salariés à l’entreprise. La retraite à 50 ans pour les conducteurs correspond à la pénéibilité liée au travail. A la SNCF de nombreux postes de sécurités nécessitent des formations longues et onéreuses pour la SNCF, afin de fidéliser ses salariés, elle leur proposa des avantages spécifiques comme la retraite à 55 ans. Ce type de systèmes existe déjà partout, notamment dans les grandes firmes américaines, lesquelles proposent régulièrement à leurs salariés des avantages spécifiques en termes de retraite et de prestation sociale.

Le saviez-vous :

Pour ce qui est de la pénibilité au travail, sur 160 milles cheminots, 120 milles travaillent en horaire décalé. Les WE, jours de fètes, lors des vacances scolaires à tout heure du jour et de la nuit. Si il est vrai que le progrès à permis de faire baisser la pénibilité d’un stricte point de vu physique, celle-ci n’a pas pour autant disparue, en se transformant notamment, en pénibilité phycologique. L’individualisation du salariat combiné à de nombreuses et diverses évolutions, ont considérablement augmenté le stress sur le lieu de travail. Agent commerciaux insultés, solitude dans certain poste, notamment pour les agents de conduites. Toutes ses évolutions rendent très difficile le travail jusqu’à 60 ans. Est-il raisonnable qu’un travailleur de 60 ans se lève à 3 h du matin pour conduire un train 7 heures d’affilés. Au même âge, comment un agent d’accueil pourra supporter les insultes quotidiennes subies par les usagers.

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Mercredi 3 octobre 2007

COMMUNIQUE PS : BENOÎT HAMON

 

Les chiffres ne sont pas bons, la croissance 2007 se situera aux alentours des 1,7% au lieu des 2,25 de prévision sur lesquels le gouvernement a élaboré son budget pour l’année 2008. 0,5 points de croissance en moins, cela se traduira par 8 milliards de recettes fiscales en moins. Ce chiffre rapporté aux prévisions de monsieur Woerth avec sa prévision de 7 milliards, on voit bien où va disparaître cette somme, car le budget a été construit sur des hypothèses beaucoup trop optimistes en matière de croissance.

Le contexte est également déprécié pour ce qui est de la confiance des ménages. Entre juillet et septembre, il y a eu 6 points de moins pour la consommation des ménages, et 15 points en moins sur les perspectives de niveau de vie. On voit bien que l’inquiétude domine dans les ménages en raison de l’incertitude qui pèse sur pouvoir d’achat. Le choc de confiance annoncé par Nicolas Sarkozy n’aura tout simplement pas lieu en raison des choix économiques et politiques qui sont faits, notamment celui des 15 milliards de cadeaux fiscaux. L’impact de cette mesure sur l’économie réelle sera quasi nul.

Rappelons enfin que la dette publique atteint un record de 60,6 % du PIB. Là où le gouvernement et Nicolas Sarkozy lui-même avaient pris des engagements devant l’eurogroupe, pour travailler à la disciple budgétaire et ramener les déficits publics dans un étiage qui nous rapprochent du pacte de stabilité et de croissance, et le niveau de la dette à la baisse, c’est le chemin contraire qui vient d’être pris. La croissance n’est pas bonne, la dette augmente et les déficits ne sont pas maîtrisés.

C’est dans ce contexte que la mesure sur les heures supplémentaires devient effective. On aurait pu imaginer que dans un contexte de croissance, cette mesure aurait des effets positifs sur l’emploi. Mais dans un contexte où la croissance est en deça de ce qui était attendu, cette mesure a peu de chance d’avoir un effet sur l’emploi. Elle est compliquée à mettre en œuvre et coûteuse, et aura in fine un impact négatif sur l’emploi. Puisqu’il est assez logique qu’une entreprise qui souhaite l’augmentation de son carnet de commande, privilégie aujourd’hui le fait de faire travailler davantage ses salariés parce que les heures supplémentaires sont défiscalisées et qu’on ne paie pas de cotisations sociales, plutôt que d’embaucher des salariés supplémentaires.
Dans un contexte où les chefs d’entreprise sont eux-mêmes inquiets des perspectives de  croissance, la priorité sera donnée à faire des heures supplémentaires, plutôt qu’à l’embauche.
Cette mesure aura un impact faible sur le développement de l’emploi, car elle privilégiera l’augmentation des cadences au développement de l’emploi. Le travailler plus pour gagner plus est fondé sur une imposture puisque c’est l’employeur qui décide de faire travailler plus ses salariés et non le salarié lui-même qui choisit.

On peut par ailleurs s’attendre à des attaques sur le pouvoir d’achat à travers l’instauration des franchises médicales et l’augmentation probable de la TVA après les élections municipales. Le gain de rémunération n’est pas sûr, dès lors que les ménages seront soumis à de nouvelles dépenses.

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Dimanche 30 septembre 2007
Qui sait que en aout  un immigré a été retrouver mort sous une voiture de police, qui sait que en ce moment il y a des émeutes dans les  banlieux de paris, qui sait que un train avec des produits toxique a dérayer et entrainer un nuage de phosphore en Europe celui qui sait tous sa c'est M le président Nicolas Sarkosy .....

Alors que sa devrait être nous !
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Vendredi 28 septembre 2007

NON à SARKO , NON à Fillon , NON à LE PEN et aux autrse il faut qu'il y est un pouvoir qui respecte le peuple !

 

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Vendredi 28 septembre 2007

Communiqué de la LCR :

Pour faire semblant d’exister face à Sarkozy, F. Fillon décrit « un Etat en faillite », car il voudrait déclencher une cure d’austérité. Son gouvernement a dépensé 15 milliards cet été pour des cadeaux aux riches patrimoines. Alors, il a besoin d’argent pour respecter les critères européens sur les déficits publics. Où le trouver ? Sarkozy a fait deux discours pour annoncer un « nouveau contrat social ». Comme le Medef qui, depuis l’an 2000, veut imposer une « refondation sociale ». Tout y passe : il y a, selon eux, trop de droits, trop de protection contre les licenciements, trop de sécurité sociale collective, trop de retraités, trop de services publics, trop de fonctionnaires. Ils veulent tout casser pour trouver enfin de l’argent pour leurs amis actionnaires. Jamais nous n’avons eu un gouvernement autant à l’écoute des exigences patronales. La Sarkosociété, c’est la liberté de licencier, les assurances privées à la place de la sécurité sociale, le démantèlement des biens publics. Mais c’est aussi l’Etat répressif, qui fait des tests génétiques sur les étrangers, qui sanctionne et radie les chômeurs pour faire baisser les statistiques du chômage.

Modifié par l'ESNCC

 

 

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Vendredi 28 septembre 2007
Communiqué de la LCR. 
Ainsi, Dominique Strauss-Kahn, membre éminent du parti socialiste français, ex-candidat à la candidature présidentielle, ancien ministre, a été désigné directeur du FMI par les grandes puissances qui pillent la planète. Le FMI - fonds monétaire international - est cet organisme mondial au service exclusif, sourcilleux et même dogmatique du libéralisme capitaliste qui a fait des ravages sociaux et économiques dans de multiples pays, notamment en Afrique ou en Amérique Latine. Utilisant le chantage au rééchelonnement de la dette des pays pauvres, il contraint leurs gouvernements à appliquer des « politiques d’ajustement structurel » : réduction des dépenses sociales, licenciements massifs de fonctionnaires, privatisation des services publics et des ressources naturelles au profit des multinationales occidentales, dislocation des systèmes de retraites, attaques massives contre les salaires et les acquis sociaux des couches populaires, etc. La mise en œuvre de ces « recettes » criminelles produit systématiquement les mêmes résultats : destruction des économies locales, augmentation de la précarité, ruine des populations, misère et famine. Qu’on se rassure : pour diriger ce sale boulot, le directeur « socialiste » du FMI touchera chaque mois l’équivalent de 400 SMIC ! Décidément, cette « gauche » n’est pas la nôtre !
      
  
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Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire PS

Les socialistes sont fiers de l’élection de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds Monétaire International.

Je lui adresse toutes mes félicitations et mes encouragements au moment où il va devoir réformer cette institution qui doit changer de fonctionnement et se doter de nouveaux objectifs au service d’une action politique et financière plus juste.

Je lui souhaite bonne chance et bon courage. dsk-31.jpg

Les Verts , le PCF , Le PRG n'ont pas réagi à cette nomination.
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Jeudi 27 septembre 2007
Voila quelques images montrant la violence et l'archanement des policiers sur nous ... la population.




Mais j'ai remarqué le truc que j'ai entouré.Cette matraque n'est pas une matraque de flic. En effet il s'agit d'une matraque téléscopique. Cette matraque est en ferraille et si vous en prenez un coup sur le nez vous faites tout de suite la différence avec la matraque caoutchoutée standard. Mais par le fait elle est beaucoup plus dangeureuse. Ce type le sait....
keuf.jpg

pas de commentaires .....crs-et-petit-black.jpg

Pour les manifs CPE :
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Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.
Paul Eluard

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